Témoignages de guerre(à titre d'exemples) | ||||||||||||||||||||||||
Sommaire :
Plaque sur le mur de l'école primaire de Villers-Bretonneux (Somme), France
Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site. Dernière
lettre écrite par Marguerite Bervoerts, résistante belge, | ||||||||||||||||||||||||
| Je ne serai plus jamais la même.
Je
ne serai plus jamais la même. Non,
je ne serai plus jamais la même. Ma liberté, je vous la dois. Vivre. |

Avec
l'aimable permission du Centre technique et pédagogique
de l'Enseignement de la Communauté française. Route de Bavay 70, B-7080 Frameries.
Tél : +32-65-66 73 22. Fax +32-65-66 14 21.
E-mail : ctp.frameries@restode.cfwb.be

Tombes de guerre belges au cimetière
d'Amiens.
…C' étaient tous
des gens ordinaires comme nous en rencontrons tous les jours.
Des circonstances
leur ont soudainement donné l'occasion de réaliser quelques
chose d'extraordinaire.
A cet instant-là, chacun devait décider pour lui-même.
Il fallait alors décider
si c'était sérieux en fonction des valeurs qui vous étaient
présentées et
que vous aviez faites vôtres.
…
Lorsque vous lisez à côté d'un nom : "
fusillé " ou " décapité " ou " pendu "
ou " mort dans un camp de concentrtation
", pensez aussi à la mère, au père,
aux frères et sœurs, à la femme ou au
mari et aux enfants. Beaucoup de personnes
arrêtées n'ont plus jamais donné
signe de vie. Quelques compagnons de prison
qui sont revenus ont pu relater
où ils ont vu l'un ou l'autre pour la dernière fois.
Durant toute leur vie,
les parents proches ont pensé chaque jour à cet être cher
en se demandant
quel a été son calvaire et ce qui aurait pu se passer. Les parents
proches
savent, mieux que d'autres, ce que signifie la souffrance morale, l'espoir
et le désespoir. Ce sont eux qui sont les plus capables de comprendre la souffrance
d'autrui. Parce qu'il existe un abîme entre les gens qui souffrent et les gens
qui
n'ont jamais souffert. Comme il existe une distance insurmontable entre
ceux qui
se sont engagés un jour et ceux qui sont toujours restés sur le
côté.
Le texte original se trouve dans la version néerlandaise de ce site.
Extrait
du livre : "Geheime Oorlog 1940-1945 - De Inlichtings- en Actiediensten
in
België", pages 8 et 9, édité par Uitgeverij Lannoo nv, Tielt (Belgique) que nous
remercions pour la permission de la reproduction de ce texte.
Hymne
chanté par tous les prisonniers de la résistance danoise quand |
Altid
freydig når du går
Veien Gud tør kende
selv om du til
målet når,
først ved verdens ende.
Aldrig
raed før mørkrets magt
stjernerne vil lyse.
med et fadervor
i pagt
skal du aldrig gyse.
Fanerne sænkes
Kæmp
før allt, vad du har kær,
dø, om så det gælde,
da er livet
ej så svært,
døden ikke heller.
Toujours
serein quand tu marches
sur le chemin connu de Dieu,
même si tu n'atteins
le but
que vers la fin du monde.
Jamais peureux pour les pouvoirs
de la nuit, les étoiles brilleront ;
avec un " Notre Père " comme bail
tu ne reculeras jamais.
Les drapeaux
s'inclinent
Combats
pour tout ce qui t'est cher,
meurs si c'est nécessaire,
alors la vie
n'est plus si difficile
et la mort ne l'est plus non plus.
![]() | ...Entre
ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses; avec les 8.000 Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit ... |
Pour en savoir plus : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Moulin_au_Panth%C3%A9on
| Avant-hier soir, dans l'encre bleue de la nuit, je parcourais sur la terre les signes de croix de l'au-delà. C'était l'éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes, les gisements épars des cadavres innombrables, sans sépulture, le charnier à nu dans le grouillement des vers et dans les pluies d'obus qui continuaient. Plus d'un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés, charriés les uns sur les autres... Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos; je défaillais; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur; l'ennemi et le Français sympathisant dans le rictus suprême, dans l'accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes. L'Allemand et le Français pourrissant l'un dans l'autre, sans espoir d'être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. Aller les recueillir, c'est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre... Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s'agitent les spectres, le coeur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées. Mais le comble c'est que nous mangeons au retour, après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres; nous mangeons à l'aveuglette sans même un moignon de lumière... Ah ! ça ne coule guère et c'est froid, figé, pas tentant. Au petit jour, ce fut le sursaut, le branle-bas d'angoisse, le tocsin, l'alerte..... |
Ton
Maurice.
Extrait de "Paroles de Poilus" paru en 1998 aux Editions
Tallandier à Paris, que les organisateurs remercient pour la permission de reproduire
cet extrait.

Soldats français dans les ruines de Chauny, hiver 1917. Image couleur prise
par un photographe officiel français.
Source : http://www.greatwar.nl/


| Heureux ceux qui sont
morts pour la terre charnelle,
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau | ![]() Charles Péguy (1873-1914) |
Helen
Thomas, à propos de la dernière nuit de son mari "
Assise dans un état d'hébétude, mon regard ne peut se détacher de Veux-tu
que je te déshabille auprès de ce bon feu et que je te porte Je cache mon visage sur son
genou et verse convulsivement toutes C'est
ainsi que, la nuit durant, nous restâmes allongés, parlant par | ![]() |
Edouard
thomas (1878-1917), officier auprès du régiment "Artists Rifles",
est mort au combat à Arras le 9 avril 1917.
En 1956, sa veuve Helen
Thomas a publié son livre "As it was - world without end" (Faber & Faber).
Cette lettre est exposée dans le musée "British
Recruitment"
dans la salle 2 de l'HISTORIAL
DE LA GRANDE GUERRE à Péronne,
Somme, France (avec l'aimable
autorisation de l'HISTORIAL).
Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.
![]() John McCrae | Le
poème « In Flanders Fields » a éte publié pour la première fois dans le magazine
anglais Punch, en décembre 1915. En quelques mois, ce poème allait devenir
le symbole des sacrifices consentis par tous les combattants de la Première Guerre
mondiale. Aujourd'hui encore, on continue à le réciter lors des cérémonies du
jour du Souvenir tenues au Canada et ailleurs dans le monde. Vu la popularité du poème, on a adopté le coquelicot comme fleur du souvenir aux morts de guerre en Grande-Bretagne, au Canada, en France, aux États-Unis et dans d'autres pays du Commonwealth. |
| Les cimetières flamands (Transl. J.P. van Noppen) Sous
les rouges coquelicots des cimetières flamands, Nous
sommes morts : il y a à peine quelques jours, Nos
mains inanimées vous tendent le flambeau : Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site. |

Le cimetière dit Essex Farm, au nord d'Ypres, où McCrae écrivit son poème.
Source: http://www.greatwar.nl

"Sous cette pierre repose le corps
d'un soldat britannique
inconnu de nom ou le rang
a apporté de France pour se trouver parmi
le
plus illustre de la terre
et est enterré ici le jour d'Armisitice du 11 nov.
1920,
en présence de
Sa Majesté le Roi Georges V
Ses
Ministres d'Etat
Les chefs de ses forces
Et un vaste concours de la nation
Ainsi sont commémorés les
Milliers de soldats qui pendant la Grande
Guerre de 1914 - 1918 ont donné la plupart de
Ce qu'on peut donner à la vie elle-même
Pour Dieu
Pour le Roi
et le Pays
Pour ceux aimés à la maison et à l'empire
Ppour la cause sacrée de la justice et
La liberté du monde
Ils
l'ont enterré parmi les rois parce qu'il
Avait fait le bien vers Dieu et
vers sa nation"
Plus de détails
sur le site de l'Agence britannique des vétérans
(Veterans
Agency): http://www.veteransagency.mod.uk
Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.
![]() Mustapha Kemal Atatürk | "Those heroes that shed their blood and lost their lives... You are now lying in the soil of a friendly country. Therefore, rest in peace. There is no difference between the Johnnies and the Mehmets to us where they lie side by side, here in this country of ours. You, the mothers, who sent their sons from far away countries... Wipe away your tears. Your sons are now lying in our bosom and are in peace. After having lost their lives on this land, they have become our sons as well." "Ces héros qui ont versé leur sang et ont perdu leurs vies... Vous reposez maintenant sur le sol d'un pays ami. Par conséquent, reposez en paix. Il n'y a aucune différence pour nous entre les "Johnnies" et les "Mehmets" où vous reposez côte à côte, ici dans ce pays à nous. Vous, les mères, qui ont envoyé leurs fils dans ces pays lointains... Essuyez vos larmes. Vos fils maintenant reposent en notre sein et sont en paix. Après avoir perdu leurs vies sur cette terre, ils sont maintenant devenus nos propres fils." |

Monument commémoratif de Lone Pine,
Gallipoli, Turquie.
C'est le plus grand mémorial australien construit
en Turquie, commémorant les 4.000 morts de l'opération Gallipoli.
Source: http://www.macknortshs.qld.edu.au/ANZAC/lone_pine_memorial.htm
Em
d'Brake facht e steiwe Wand
Duurch Muerch a Schancke brécht de Frascht
De Preiss huet Numm fir Numm gennant,
A vrun him, Mann fir Mann, do stongen
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.
Si
furen an der Dag, dee grot;
Si sëtze Knéi u Knéi gedrékt.
De Preiss
wor haart. Et gouf keng Gnod.
De Wand huet iwwer d'Brooch gesongen:
Dräianzwanzeg
Lëtzeburger Jongen.
D'Gewan
läit roueg op der Bor.
An d'Kuebe jäizen déif am Bösch.
Eng Stönnchen
nach. Dann ass et klor.
Dan ass buttrout hiirt Härz gesprongen:
Dräianzwanzeg
Lëtzeburger Jongen.
Vill
Rousen fierwe waarm de Schéi.
Op Héicht an Dällte gouf et heil
An d'Sonn,
eng feireg Wonnerbléi,
Liicht allen, déi durch d'Däischtert gongen:
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.
"Wie
zijn ogen sluit voor het verleden,
is blind voor het huidige en de nog komende
tijd.
Door intolerantie en vooroordeel kan er
opeens weer worden vervolgd.
Omdat men een afwijkende huidskleur heeft,
omdat men linkshandig is,
omdat men kan lezen,
en zèlfs om een reden die U niet zal worden medegedeeld."
Celui
qui ferme les yeux au passé,
Est aveugle pour le présent et le temps à venir.
L'intolérance et les préjugés permettent une persécution soudaine.
Parce
que l'on a une couleur de peau différente,
Parce que l'on est gaucher, parce
que l'on sait lire,
Et même pour une raison qui ne vous sera jamais communiquée.
De öket det livet de gikk fra,
De spöker I nye menn.
Pa deres
grav skal skrives:
De beste blir alltid igjen.
Ils
enrichirent la vie qu'ils quittaient,
Ceux qui allaient renaître.
Sur
leur tombe, loin écrira :
Les meilleurs reviendront toujours.
| Nordahl
Grieg fut tué le 2 décembre 1943 Avec l'aimable autorisation d'Oliver Moystad, Foreign Rights Manager de la maison d'éditions Gyldendal Agency - Gyldendal Norsk Forlag, Oslo. |
De
fria fåglarna plöja sin väg genom rymden. Många av dem
nå kanske ej sitt fjärran
mål. Stor sak I det : de dör fria.
Les
oiseaux libres avancent péniblement à travers le ciel. Certains
n'atteignent jamais leur but. Ce qui est le plus important : ils meurent libres.
Là A'BHLAIR 'S MATH NA CàIRDEAN
Dans la bataille, il est bon d'avoir des amis .....

Beaumont Hamel (Somme-France)
Newfoundland Park.
51st Highland Division
Memorial.

BITHIDH AN AINM BUAN CU SUTHAIN SIOR
A
la mémoire de ces jeunes gens chéris
que nous pleurons ici
et qui moururent
au service de leur pays
Le Seigneur sera avec eux. Il effacera chaque larme de leurs yeux et la mort n'existera plus.
ZA WASZA I NASZA WOLNOC - Pour votre liberté et la nôtre.

Wellshill Cemetery, Perth, Ecosse.
Sur ce mémorial de la deuxième guerre mondiale est écrit
en anglais et en polonais, l'inscription citée plus haut.
Source:
http://website.lineone.net/~johnaferguson/pcity.html
(Merci à John A. Ferguson pour sa collaboration).
| En anglais : Eternal Glory | En polonais : Chwała Rodacy |
Site
du Comité National Belge du Souvenir