Témoignages de guerre

(à titre d'exemples)

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Sommaire :

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Plaque sur le mur de l'école primaire de Villers-Bretonneux (Somme), France

"Le bâtiment de cette école est un don des enfants
des écoles de VICTORIA en Australie aux enfants
de VILLERS-BRETONNEUX , comme preuve de
leur amour et de leur bonne volonté envers la
France. DOUZE CENTS soldats Australiens,
les pères et frères de ces enfants, donnèrent
leur vie en reprenant héroiquement cette ville
à l'envahisseur le 24 avril 1918 et sont enterrés
dans les environs. Puisse le souvenir des grands
sacrifices pour une cause commune maintenir pour
toujours les liens d'amitié et d'estime mutuel
entre l'Australie et la France."
Villers-Bretonneux


Musique de fond : "Waltzing Matilda"
Source:
http://www.navy.gov.au/ranband/audio.htm

Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.

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Dernière lettre écrite par Marguerite Bervoerts, résistante belge,
avant son exécution par décapitation le 7 août 1944 :

"J'ai péri pour attester que l'on peut à la fois aimer follement la vie
et consentir à une mort nécessaire… Dites-lui (à ma mère) que je
suis tombée pour que le ciel de Belgique soit plus pur, pour que ceux
qui me suivent puissent vivre libres comme je l'ai tant voulu moi-même…
C'est à des êtres comme vous que ma mort est toute entière dédiée,
à des êtres qui pourront renaître et réédifier. Et je songe à vos enfants
qui seront libres demain. "


Marguerite Bervoerts

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Françoise Desmaré, écolière belge de 17 ans,
après sa visite en 1999 au camp de concentration de Ravensbrück en compagnie d'anciennes détenues.

Chrysalide

Je ne serai plus jamais la même.
Un film en noir et blanc passe et repasse devant mes yeux.
Ravensbrück, où la vie a cessé d'exister, où l'air a un goût de cendres, celles de nos grand-mères, de nos mères et enfants par milliers disparus.

Je ne serai plus jamais la même.
Avec vous, je suis descendue dans l'abîme de la souffrance. J'ai côtoyé l'horreur et son immensité, la déshumanisation et ses atrocités ; j'ai vu les visages jaunis, j'ai vu les âmes mortes.

Non, je ne serai plus jamais la même.
Vous m'avez rendu la joie, l'espoir en l'être humain capable d'offrir sa vie par idéal. Vous avez transformé ma vie, mon être, mes biens les plus précieux.

Ma liberté, je vous la dois.

Vivre.

Avec l'aimable permission du Centre technique et pédagogique de l'Enseignement de la Communauté française. Route de Bavay 70, B-7080 Frameries.
Tél : +32-65-66 73 22. Fax +32-65-66 14 21.
E-mail :
ctp.frameries@restode.cfwb.be

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Fernand Strubbe, résistant belge,
lieutenant des Services de Renseignements et d'Action.


Tombes de guerre belges au cimetière d'Amiens.

…C' étaient tous des gens ordinaires comme nous en rencontrons tous les jours.
Des circonstances leur ont soudainement donné l'occasion de réaliser quelques
chose d'extraordinaire. A cet instant-là, chacun devait décider pour lui-même.
Il fallait alors décider si c'était sérieux en fonction des valeurs qui vous étaient
présentées et que vous aviez faites vôtres.

Lorsque vous lisez à côté d'un nom : " fusillé " ou " décapité " ou " pendu "
ou " mort dans un camp de concentrtation ", pensez aussi à la mère, au père,
aux frères et sœurs, à la femme ou au mari et aux enfants. Beaucoup de personnes
arrêtées n'ont plus jamais donné signe de vie. Quelques compagnons de prison
qui sont revenus ont pu relater où ils ont vu l'un ou l'autre pour la dernière fois.
Durant toute leur vie, les parents proches ont pensé chaque jour à cet être cher
en se demandant quel a été son calvaire et ce qui aurait pu se passer. Les parents
proches savent, mieux que d'autres, ce que signifie la souffrance morale, l'espoir
et le désespoir. Ce sont eux qui sont les plus capables de comprendre la souffrance
d'autrui. Parce qu'il existe un abîme entre les gens qui souffrent et les gens qui
n'ont jamais souffert. Comme il existe une distance insurmontable entre ceux qui
se sont engagés un jour et ceux qui sont toujours restés sur le côté.

Le texte original se trouve dans la version néerlandaise de ce site.

Extrait du livre : "Geheime Oorlog 1940-1945 - De Inlichtings- en Actiediensten
in België", pages 8 et 9, édité par Uitgeverij Lannoo nv, Tielt (Belgique) que nous
remercions pour la permission de la reproduction de ce texte.

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Hymne chanté par tous les prisonniers de la résistance danoise quand
ils étaient envoyés à l'exécution en 1940-1945.
Ce psaume est chanté encore aujourd'hui lors des différentes commémorations.

Altid freydig når du går
Veien Gud tør kende
selv om du til målet når,
først ved verdens ende.

Aldrig raed før mørkrets magt
stjernerne vil lyse.
med et fadervor i pagt
skal du aldrig gyse.
Fanerne sænkes

Kæmp før allt, vad du har kær,
dø, om så det gælde,
da er livet ej så svært,
døden ikke heller.

Toujours serein quand tu marches
sur le chemin connu de Dieu,
même si tu n'atteins le but
que vers la fin du monde.

Jamais peureux pour les pouvoirs
de la nuit, les étoiles brilleront ;
avec un " Notre Père " comme bail
tu ne reculeras jamais.
Les drapeaux s'inclinent

Combats pour tout ce qui t'est cher,
meurs si c'est nécessaire,
alors la vie n'est plus si difficile
et la mort ne l'est plus non plus.

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Extrait du Discours d'ANDRE MALRAUX
lors de l'accueil des cendres de JEAN MOULIN au PANTHEON...

André Malraux
...Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont
morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi; et même, ce qui est
peut-être plus atroce, en ayant parlé; avec tous les rayés et tous les
tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant
des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses;
avec les 8.000 Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la
dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des
nôtres. Entre avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle -
     nos frères dans l'ordre de la Nuit ...

 

Pour en savoir plus : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Moulin_au_Panth%C3%A9on

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EXTRAIT D'UNE LETTRE D'UN SOLDAT FRANCAIS...

Avant-hier soir, dans l'encre bleue de la nuit, je parcourais sur la terre les signes de croix de l'au-delà. C'était l'éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes, les gisements épars des cadavres innombrables, sans sépulture, le charnier à nu dans le grouillement des vers et dans les pluies d'obus qui continuaient. Plus d'un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés, charriés les uns sur les autres... Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos; je défaillais; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur; l'ennemi et le Français sympathisant dans le rictus suprême, dans l'accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes. L'Allemand et le Français pourrissant l'un dans l'autre, sans espoir d'être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. Aller les recueillir, c'est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre... Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s'agitent les spectres, le coeur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées. Mais le comble c'est que nous mangeons au retour, après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres; nous mangeons à l'aveuglette sans même un moignon de lumière... Ah ! ça ne coule guère et c'est froid, figé, pas tentant. Au petit jour, ce fut le sursaut, le branle-bas d'angoisse, le tocsin, l'alerte.....

Ton Maurice.

Extrait de "Paroles de Poilus" paru en 1998 aux Editions Tallandier à Paris, que les organisateurs remercient pour la permission de reproduire cet extrait.


Soldats français dans les ruines de Chauny, hiver 1917. Image couleur prise par un photographe officiel français.
Source : http://www.greatwar.nl/

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MONUMENT COMMEMORATIF DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE AU BIZOT (DOUBS, FRANCE)

1ere Guerre Mondiale au  Bizot
"NARBIEF"
"Hommage de reconnaissance de la commune qui a été épargnée"
Un des rares villages de France à n'avoir pas eu de victimes durant la première guerre mondiale.
Pour connaître un peu plus Le Bizot, cliquez ici !

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PRIERE POUR NOUS AUTRES MORTELS
de Charles Péguy, tué d'une balle en plein front en août 1914.

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre,
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

Charles Péguy
Charles Péguy (1873-1914)

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Helen Thomas, à propos de la dernière nuit de son mari
avant de partir pour la France.

" Assise dans un état d'hébétude, mon regard ne peut se détacher de
ses bagages près du mur. Il sort sa lunette de visée prismatique et
m'en explique le fonctionnement, mais je n'y vois rien, et lorsqu'une
larme tombe dessus, il se tait et la remet à sa place.
Puis il sort un livre de sa poche. " Tu vois ", me dit-il, " les Sonnets
de Shakespeare que tu m'as donnés sont déjà là où ils seront toujours.
Veux-tu que je t'en lise quelques uns ? ". Il m'en lit une ou deux.
Son visage est pâle et ses lèvres tremblent, mais sa voix est calme
et assurée. Bientôt, je glisse sur le sol et m'assois entre ses genoux;
pendant qu'il lit, sa main tombe sur mon épaule et je la serre.

Veux-tu que je te déshabille auprès de ce bon feu et que je te porte
dans la chambre, vêtue de ma capote kaki ? Alors, il dégrafe mes
vêtements et je m'en défais ; puis il enlève les épingles de mes
cheveux et nous rions de nous-mêmes qui nous comportons,
comme c'est souvent le cas, comme de jeunes amants…

Je cache mon visage sur son genou et verse convulsivement toutes
ces larmes si longtemps contenues. Je ne puis retenir mes pleurs.
Mon corps tout entier est agité de sanglots. Je suis au fond de ce
désespoir comme un noyé au fond de la mer. Mon esprit est
incapable de penser.

C'est ainsi que, la nuit durant, nous restâmes allongés, parlant par
instants de notre amour, de tout ce que nous avions vécu, des enfants,
de nos échecs et ce que nous avions réussi. Il n'y avait jamais eu
de mensonge entre nous et nous savions bien que là résidait notre
réussite la plus parfaite. Nous savions tout l'un de l'autre et c'était bien
ainsi. C'est de cette façon, parlant, pleurant, et nous aimant dans les
bras l'un de l'autre, que nous nous endormîmes, tandis que les reflets
glacés de la neige filtraient par les vitres couvertes de givre… "

Edouard thomas (1878-1917), officier auprès du régiment "Artists Rifles",
est mort au combat à Arras le 9 avril 1917.
En 1956, sa veuve Helen Thomas a publié son livre "As it was - world without end" (Faber & Faber).

Cette lettre est exposée dans le musée "British Recruitment"
dans la salle 2 de l'HISTORIAL DE LA GRANDE GUERRE à Péronne,
Somme, France (avec l'aimable autorisation de l'HISTORIAL).

Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.

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In Flander Fields,
de John McCrae, médecin et professeur canadien qui a participé
à la guerre sud-africaine et à la Première Guerre mondiale.


John McCrae
Le poème « In Flanders Fields » a éte publié pour la première fois dans le magazine anglais Punch, en décembre 1915. En quelques mois, ce poème allait devenir le symbole des sacrifices consentis par tous les combattants de la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, on continue à le réciter lors des cérémonies du jour du Souvenir tenues au Canada et ailleurs dans le monde.
Vu la popularité du poème, on a adopté le coquelicot comme fleur du souvenir aux morts de guerre en Grande-Bretagne, au Canada, en France, aux États-Unis et dans d'autres pays du Commonwealth.

Les cimetières flamands (Transl. J.P. van Noppen)

Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands,
Qui parmi les rangées de croix bougent dans le vent,
Nous sommes enterrés. Et dans le bleu des cieux,
Les alouettes encore lancent leur cri courageux
Que plus personne n’entend sous le bruit des canons.

Nous sommes morts : il y a à peine quelques jours,
Nous connaissions les joies de la vie, de l’amour,
La fraicheur de l’aurore, les lueurs du ponant.
Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.

Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :
C’est à vous, à présent, de le tenir bien haut,
De contre l’ennemi reprendre la querelle. Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,
Nos corps ne pourront pas dormir paisiblement
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands.

Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.


Le cimetière dit Essex Farm, au nord d'Ypres, où McCrae écrivit son poème.
Source: http://www.greatwar.nl

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La tombe du Soldat Inconnu.

Unknown Warrior


"Sous cette pierre repose le corps
d'un soldat britannique
inconnu de nom ou le rang
a apporté de France pour se trouver parmi
le plus illustre de la terre
et est enterré ici le jour d'Armisitice du 11 nov. 1920,
en présence de
Sa Majesté le Roi Georges V
Ses Ministres d'Etat
Les chefs de ses forces
Et un vaste concours de la nation
Ainsi sont commémorés les
Milliers de soldats qui pendant la Grande
Guerre de 1914 - 1918 ont donné la plupart de

Ce qu'on peut donner à la vie elle-même
Pour Dieu
Pour le Roi et le Pays

Pour ceux aimés à la maison et à l'empire
Ppour la cause sacrée de la justice et
La liberté du monde

Ils l'ont enterré parmi les rois parce qu'il
Avait fait le bien vers Dieu et vers sa nation"

Plus de détails sur le site de l'Agence britannique des vétérans
(Veterans Agency): http://www.veteransagency.mod.uk

Le texte original se trouve dans la version anglaise de ce site.

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En 1934, Mustafa Kemal Ataturk, qui a mené les Turcs au combat durant l'opération des Dardanelles (25 avril 1915-début 1916) et qui est devenu le fondateur de la république turque, rend hommage au lourd tribu payé par les "Anzacs" :

Mustapha Kemal Atatürk
Mustapha Kemal Atatürk

"Those heroes that shed their blood and lost their lives... You are now lying in the soil of a friendly country. Therefore, rest in peace. There is no difference between the Johnnies and the Mehmets to us where they lie side by side, here in this country of ours. You, the mothers, who sent their sons from far away countries... Wipe away your tears. Your sons are now lying in our bosom and are in peace. After having lost their lives on this land, they have become our sons as well."

"Ces héros qui ont versé leur sang et ont perdu leurs vies... Vous reposez maintenant sur le sol d'un pays ami. Par conséquent, reposez en paix. Il n'y a aucune différence pour nous entre les "Johnnies" et les "Mehmets" où vous reposez côte à côte, ici dans ce pays à nous. Vous, les mères, qui ont envoyé leurs fils dans ces pays lointains... Essuyez vos larmes. Vos fils maintenant reposent en notre sein et sont en paix. Après avoir perdu leurs vies sur cette terre, ils sont maintenant devenus nos propres fils."

Lone Pine Memorial, Gallipoli
Monument commémoratif de Lone Pine, Gallipoli, Turquie.
C'est le plus grand mémorial australien construit en Turquie, commémorant les 4.000 morts de l'opération Gallipoli.
Source: http://www.macknortshs.qld.edu.au/ANZAC/lone_pine_memorial.htm

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Poème écrit par Wëllem Weiss, Curé à la prison de Luxembourg
pendant la guerre, pour commémorer l'assassinat de 23 chefs
de la Résistance luxembourgeoise par les Allemands le 25 février 1944
au camp de concentration de Hinzert (Allemagne).

Em d'Brake facht e steiwe Wand
Duurch Muerch a Schancke brécht de Frascht
De Preiss huet Numm fir Numm gennant,
A vrun him, Mann fir Mann, do stongen
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.

Si furen an der Dag, dee grot;
Si sëtze Knéi u Knéi gedrékt.
De Preiss wor haart. Et gouf keng Gnod.
De Wand huet iwwer d'Brooch gesongen:
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.

D'Gewan läit roueg op der Bor.
An d'Kuebe jäizen déif am Bösch.
Eng Stönnchen nach. Dann ass et klor.
Dan ass buttrout hiirt Härz gesprongen:
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.

Vill Rousen fierwe waarm de Schéi.
Op Héicht an Dällte gouf et heil
An d'Sonn, eng feireg Wonnerbléi,
Liicht allen, déi durch d'Däischtert gongen:
Dräianzwanzeg Lëtzeburger Jongen.

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"Wie zijn ogen sluit voor het verleden,
is blind voor het huidige en de nog komende tijd.
Door intolerantie en vooroordeel kan er
opeens weer worden vervolgd.
Omdat men een afwijkende huidskleur heeft,
omdat men linkshandig is, omdat men kan lezen,
en zèlfs om een reden die U niet zal worden medegedeeld."

Celui qui ferme les yeux au passé,
Est aveugle pour le présent et le temps à venir.
L'intolérance et les préjugés permettent une persécution soudaine.
Parce que l'on a une couleur de peau différente,
Parce que l'on est gaucher, parce que l'on sait lire,
Et même pour une raison qui ne vous sera jamais communiquée.

Jeroen Brouwers
(Prisonnier en tant qu'enfant dans un camps d'internement civil)


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Dernière strophe du poème " Les meilleurs " de Nordahl Grieg,
auteur, dramaturge et journaliste norvégien, écrit en septembre 1942.

De öket det livet de gikk fra,
De spöker I nye menn.
Pa deres grav skal skrives:
De beste blir alltid igjen.

Ils enrichirent la vie qu'ils quittaient,
Ceux qui allaient renaître.
Sur leur tombe, loin écrira :
Les meilleurs reviendront toujours.

Nordahl Grieg fut tué le 2 décembre 1943
dans un avion de bombardement
lors d'un raid aérien sur Berlin.

Avec l'aimable autorisation d'Oliver Moystad, Foreign Rights Manager de la maison d'éditions Gyldendal Agency - Gyldendal Norsk Forlag, Oslo.

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De fria fåglarna plöja sin väg genom rymden. Många av dem
nå kanske ej sitt fjärran mål. Stor sak I det : de dör fria.

Les oiseaux libres avancent péniblement à travers le ciel. Certains
n'atteignent jamais leur but. Ce qui est le plus important : ils meurent libres.

Professeur Torgny Segerstedt, rédacteur en chef du quotien suédois
" Göteborgs Handels- och Sjöfartstidning " pendant la Seconde Guerre Mondiale.

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Monument de la 51e Division écossaise
à Beaumont Hamel (Somme)

Là A'BHLAIR 'S MATH NA CàIRDEAN

Dans la bataille, il est bon d'avoir des amis .....


Beaumont Hamel (Somme-France)
Newfoundland Park.
51st Highland Division Memorial.


Monument aux Morts dans l'île d'Iona en Ecosse.

Monument aux  Morts (Ile d'Iona - Ecosse)

BITHIDH AN AINM BUAN CU SUTHAIN SIOR

A la mémoire de ces jeunes gens chéris
que nous pleurons ici
et qui moururent au service de leur pays

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Livre des Révélations, 21, 4.

Le Seigneur sera avec eux. Il effacera chaque larme de leurs yeux et la mort n'existera plus.

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Proverbe de Pologne

ZA WASZA I NASZA WOLNOC - Pour votre liberté et la nôtre.

Wellshill Cemetery, Perth, Ecosse.
Wellshill Cemetery, Perth, Ecosse.
Sur ce mémorial de la deuxième guerre mondiale est écrit en anglais et en polonais, l'inscription citée plus haut.
Source: http://website.lineone.net/~johnaferguson/pcity.html (Merci à John A. Ferguson pour sa collaboration).

En anglais :

Eternal Glory
to the Polish soldiers
who died in
1939-1945
For our freedom and ours.

En polonais :

Chwała
Zołnierzom Polskim
Poległym w Latach
1939-1945
Za Nasza Wolnosc I Wasza

Rodacy

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